LE JUGEMENT D’AVANT LA VENUE DE CHRIST
LE JUGEMENT D’AVANT LA VENUE DE CHRIST
“jugement
pré-advent” ou “jugement investigatif”
Vendredi 06 juin 2025/
Semaine 9 : Ceux qui ont péri en jugement
Thème
général : Allusions, images et symboles : Méthodes d’étude de la prophétie biblique.
Texte à méditer : “ … jusqu'au moment où l'Ancien des jours vint donner droit
aux saints du Très Haut, et le temps arriva où les saints furent en possession
du royaume. ”
(Daniel 7:22).
1. UNE SCÈNE CÉLESTE DÉVOILÉE : DIEU JUGE EN FAVEUR DE
SON PEUPLE
Le jugement céleste s’ouvre dans la vision
prophétique de Daniel : trônes placés, livres ouverts, l’Ancien des jours
siégeant dans majesté (Daniel 7:9-10). C’est une scène d’une solennité
redoutable, mais aussi de justice révélée. Le verdict final est rendu en faveur
des saints (Daniel 7:22, 26-27), non sur la base de leurs œuvres, mais de leur
relation d’alliance avec le Dieu vivant (Jérémie 31:33).
Dans un
monde qui méprise l’idée même de jugement, où l’on croit que le progrès humain
suffira à abolir le mal, cette scène rappelle une vérité essentielle : le
péché demeure péché, qu’il soit public ou caché. Beaucoup aimeraient croire
que Dieu, par amour, passera l’éponge sur nos “petits” manquements, mais la
sainteté divine ne peut cohabiter avec le mal. « Tes yeux sont trop purs
pour voir le mal », dit le prophète (Habacuc 1:13), et « rien n’est caché
aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte » (Hébreux 4:13). Le jugement
ne peut être évacué sans renier la nature même de Dieu.
2. UN JUGEMENT POUR L’UNIVERS
ENTIER : JUSTICE EXPOSÉE AUX ANGES
Le jugement
n’est pas réservé aux grands criminels ou aux peuples de l’Ancien Testament :
tous les actes humains sont examinés, même les plus secrets - « Dieu amènera toute œuvre en jugement » (Ecclésiaste 12:14), et Paul nous rappelle que nous ne
devrions pas nous juger les uns les autres, car « nous comparaitrons tous
devant le tribunal de Christ » (Rom 14:10). Mais ce jugement
n’a pas pour but d’informer Dieu – Lui qui connaît tout – mais de révéler Sa
justice à l’univers, et notamment aux anges restés fidèles (Romains 14:10 ; 1
Pierre 1:12).
Ces anges,
témoins de la chute d’un tiers de leurs semblables avec Lucifer (Apocalypse
12:4), pourraient légitimement s’interroger : pourquoi accueillir au ciel des créatures rebelles,
pécheresses ? Dieu ne leur impose pas une confiance aveugle. Il
ouvre les livres, et leur dit en substance : « Venez voir par vous-mêmes. »
Ceux dont
les noms y sont inscrits ne sont pas parfaits, mais ils sont « sûrs à sauver. » Pourquoi
? Parce qu’ils se sont réfugiés en Christ, se sont repentis, et ont pris pour
Avocat le Fils de Dieu. Ce jugement est une pédagogie divine de la grâce – un
témoignage cosmique de la justice de Celui qui sauve.
3. DIEU JUGE AVEC TRANSPARENCE
Cette
logique de transparence divine se retrouve dès les premières pages de la Bible.
Avant de faire tomber le feu sur Sodome, Dieu en parle à Abraham (Genèse
18:20). Il l’invite même à interroger Sa justice : « Feras-tu périr le juste
avec le méchant ? » (Genèse 18:23).
Les livres
célestes ne sont pas de simples symboles mémoriels. Ils sont des instruments
de vérification, des archives divines ouvertes à l’examen (Daniel 7:10 ;
Apocalypse 20:12). Sodome, jugée selon ses œuvres, devient un type du jugement
final, « laissée en exemple pour les impies à venir » (2 Pierre 2:6-8). Dieu ne
juge jamais arbitrairement, Il veut être compris dans Sa justice, non craint
dans l’ignorance.
4. LE FILS DE L’HOMME : AU CENTRE DU
TRIBUNAL CÉLESTE
Dans cette
salle de jugement céleste, le regard se tourne vers un personnage unique : « le
Fils de l’homme », venu devant l’Ancien des jours (Daniel 7:13). Il n’est pas
accusé. Il est notre Représentant. Notre Intercesseur. Celui qui rend possible
un verdict favorable (Daniel 7:22).
Il est à la
fois Avocat (1 Jean 2:1) et Souverain Sacrificateur (Hébreux
7:25). Il intercède sans cesse pour les siens, plaidant non leur innocence,
mais Sa justice à Lui, donnée en leur faveur.
Les expressions
telles que “jugement
d’avant la venue de Christ”, “jugement pré-advent” ou “jugement investigatif” peuvent, à tort, donner
l’impression que notre position théologique se fonde sur un vocabulaire
distinctif, voire élitiste. Je demeure toujours prudente lorsque, dans un
échange, l’interlocuteur commence par imposer ses propres termes : une telle
démarche peut créer une barrière.
Le centre du jugement n’est pas une doctrine, ni une date, ni un vocabulaire “advent”. C’est Jésus-Christ Lui-même (Matthieu 20:28). Nous ne sommes que les
messagers. Jésus est le message. Voilà pourquoi le jugement devient promesse et
non menace pour ceux unis à Lui : parce qu’en Lui, la justice et la grâce
s’embrassent.
5. EXPOSÉS… MAIS COUVERTS :
L’UNIQUE ESPÉRANCE DU CROYANT
Face à un
Dieu saint, tout est à nu. Le croyant se tient devant Lui entièrement exposé. Mais il est aussi entièrement couvert
: non par ses œuvres, mais par le sang de l’Agneau. Ce sang ne dissimule
pas le péché : il le purifie (1 Jean 1:7).
En Christ,
il n’y a « aucune condamnation » (Romains 8:1). Cette vérité n’est pas
simplement une sécurité : elle est un appel. Elle nous pousse à vivre « dans la
justice, la piété et l’espérance » (Tite 2:12), à « rendre notre appel et notre
élection certains » (2 Pierre 1:10).
Car le
jugement ne se réduit pas à une connaissance théologique. Il est un appel à la
fidélité, une invitation pressante à se préparer, tant qu’il est encore temps.
CONCLUSION
Le jugement
d’avant la venue du Christ n’est ni une
curiosité doctrinale, ni une menace paralysante. Il est le miroir
d’un Dieu saint et juste, qui sauve sans trahir Sa loi. Il est le dévoilement
progressif d’un amour qui purifie sans flatter, et qui expose pour mieux
couvrir. Ceux qui ont pris Christ pour Avocat, ceux dont la vie témoigne d’un
attachement vivant au Fils de l’homme, n’ont rien à craindre. Ils sont « sûrs à
sauver », parce qu’ils sont trouvés en Lui.
Deux réalités s'entrelacent : La sainteté absolue de Dieu qui
ne transige pas avec le mal et La grâce souveraine de Christ qui
justifie sans complaisance. "Si les livres s'ouvraient à l'instant,
trouveraient-ils notre vie dissimulée derrière des excuses... ou couverte par notre
Sauveur ?"
Puissions-nous
être trouvés en Lui lorsque les livres seront ouverts.
Abondantes grâces de la part de l’Éternel !
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