LE PSAUME 5 ET LE SCEAU DE DIEU
LE PSAUME 5 ET LE SCEAU DE DIEU
Du silence du juste à la voix du reste
Jeudi 22 mai 2025
Semaine 8 : Dans les Psaumes
: 1ère partie
Thème
général : Allusions, images et symboles : Méthodes d’étude de la prophétie
biblique.
Texte à méditer : “ Car toi, Éternel, tu bénis le juste ; tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier ” (Psaume 5:12).
1. QUAND DIEU REJETTE LE MAL :
LA SÉPARATION
COMMENCE
« Car tu n’es point un
Dieu qui prenne plaisir au mal ; le méchant n’a point sa demeure auprès de toi »
(Ps 5:5). Dès les premiers versets du psaume, un principe fondamental du
caractère de Dieu s’impose : le mal ne peut
cohabiter avec Lui. Ce Dieu de sainteté absolue n'invite pas
l’iniquité à sa table. Cette séparation est au cœur du plan du salut : elle
pose la base du jugement dernier. Apocalypse 21:3 confirme cette vérité : Dieu
habitera avec son peuple, et rien d’impur
n’entrera dans la Jérusalem céleste.
Le Psaume 5, en ce sens, résonne comme une prophétie
morale : Christ revient pour un peuple saint. La sainteté n’est pas une
option secondaire, mais une condition d’intimité
avec Dieu. « Tu ne fréquentes point les Impies... Les
Assoiffés de sang et les Faussaires de vérité te répugnent » (extrait de la transcription du Psaume 5 par Eugene
Peterson). Dieu rejette ce qui défigure
l’homme créé à Son image. Mais Il nous donne Son Esprit pour nous en libérer. «
Car si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps,
vous vivrez » (Romains 8:13). La sainteté de Dieu n’est pas seulement une
exigence - c’est une promesse. Le même Esprit qui a ressuscité Christ agit
en nous pour nous séparer du mal. Le Psaume 5:5 n’est donc pas une
condamnation sans issue, mais un appel à laisser l’Esprit renouveler nos cœurs.
❓ Qu’est-ce que j’autorise à habiter en moi, que Dieu ne pourrait pas
accueillir en Sa présence ?
2. L’ADORATION, LIGNE DE FRACTURE DU GRAND
CONFLIT
« C’est par ta grande bonté que j’irai à ta maison
; je me prosternerai dans ton saint temple, avec
crainte » (Ps 5:8).
Dans ce monde défiguré par l’orgueil et l’autonomie, l’adoration
véritable devient un acte de résistance. Le Psaume 5 décrit une adoration
empreinte d’humilité : « je me prosternerai dans ton saint temple ». Cette
posture reflète une conscience aiguë de notre indignité et une
dépendance totale à la grâce : Nous ne sommes absolument rien, n’eût été la
multitude des miséricordes de Dieu.
Chaque matin, le psalmiste prie (Ps 5:3), plaçant les
pièces de sa vie sur l’autel, attendant que Dieu y mette le feu. Ce feu, c’est
le Saint-Esprit, qui nous conduit sur un chemin étroit, difficile, mais droit
(Ps 5:8). L’adoration n’est pas forme ou routine : c’est un acte radical d’allégeance.
Apocalypse 13 et 14 décrivent l’adoration comme le cœur du conflit final. Apocalypse
13 mentionne l’adoration à cinq reprises, et les messages des trois anges
appellent le monde à « adorer Celui qui a créé » toute chose. David déclare qu’il « craint »
Dieu, et le message du reste appelle le monde à revenir à Dieu: « Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son
jugement est venue » (Apo 14:7).
Qui adorons-nous ? Par quels rites, quels mots, quels
choix quotidiens ? Le temple nous rappelle que la justice nous vient du sacrifice, et non de
nos œuvres. Nous nous approchons par la foi, et non par le mérite.
❓Est-ce que ma manière d’adorer Dieu reflète la crainte respectueuse et
la fidélité au Créateur ?
3. LA MARQUE DES RACHETÉS : UNE BOUCHE SANS
MENSONGE
« Il n’y a point de
sincérité dans leur bouche … leur
gosier est un sépulcre ouvert, leur langue est flatteuse » (Ps 5:10).
Dans la bouche du méchant, chaque
mot est un piège, une ruse, un poison. Eugene Peterson paraphrase : «
Chaque
mot qu’ils prononcent est une bombe à retardement ; leur gorge est un tombeau
béant, et leur langue glisse, perfide, comme une coulée de boue.» Le langage est
perverti, la vérité dissoute, la justice renversée.
Apocalypse 14:5 décrit les 144 000 comme n’ayant point
de mensonge dans leur bouche. Ce n’est pas une perfection légaliste, mais
une transparence radicale, un refus de travestir la vérité pour plaire ou
dominer. C’est la marque de ceux qui reflètent le caractère de l’Agneau.
« Éternel, mets une
garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres ! » (Psaume 141:3). Face à la corruption du langage (Ps 5:9), le croyant ne lutte pas seul.
Comme David, il prie pour que Dieu sanctifie ses paroles. Ce
n’est pas un contrôle de soi moraliste, mais une dépendance radicale - la
repentance est la clé d’une bouche purifiée (en droite ligne avec les rachetés
d’Apocalypse 14:5). Leurs gosiers sont des tombes béantes (Ps 5:9) - mais les
rachetés crient : "Éternel, garde ma bouche
!" (Ps 141:3). La vérité n’est pas un exploit humain, mais un
fruit de la repentance.
❓ Mes paroles rendent-elles témoignage à la vérité de Dieu dans ma vie
quotidienne ? Reflètent-elles une repentance quotidienne et une soumission à
l’Esprit ?
4. JUSTIFIÉS POUR LA MISSION :
LE SALUT EN
ACTION
« Alors tous ceux qui se confient en toi se
réjouiront, ils auront de l’allégresse à toujours, et tu les protégeras ; tu
seras un sujet de joie pour ceux qui aiment ton nom » (Ps 5:12). Notre
réflexion culmine dans la joie. Ce n’est pas une joie naïve, mais une joie
forgée dans l’épreuve : Malgré la douleur et les
persécutions, nous devons nous
réjouir et espérer en l’apparition de notre Seigneur. Car nous ne
portons plus notre culpabilité : « Celui qui n’a point connu le péché, il
l’a fait devenir péché pour nous » (2 Cor 5:21). L’Agneau a tout porté (Ésaïe
53:12).
Ceux qui ont été ainsi justifiés ne peuvent pas rester silencieux. Ils
proclament l’Évangile éternel avec une « voix
forte » (Apo 14:6–7). Ils sont «
couverts comme d’un bouclier » (Ps 5:12), vêtus du manteau blanc lavé dans le
sang, et se tiennent dans les parvis célestes (Apo. 7.9 ; Apo.
7.13-14) - non pour eux-mêmes, mais pour appeler d’autres
à s’y joindre.
❓ Est-ce que la joie du salut m’amène à y inviter d’autres avec amour
?
CONCLUSION
Le Psaume 5 n’est pas une simple prière matinale.
C’est un chemin prophétique qui nous conduit :
a) de la séparation (Ps 5:5) opérée par l’Esprit (Rom 8:13),
b) à l’adoration dans la crainte (Ps 5:8),
c) en passant par la repentance des lèvres (Ps 141:3),
d) jusqu’à la proclamation de la joie missionnaire (Ps 5:12).
Il
est temps que la voix du reste s’élève avec
assurance. Nous avons été rendus justes par grâce ; avançons
désormais avec fidélité, joie et courage, porteurs d’une espérance que rien ne
peut faire taire. « C’est ici la persévérance
des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus
» (Apocalypse 14:12).
Abondantes grâces de la part
de l’Éternel !
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