DU SACRIFICE À L'ADORATION
DU SACRIFICE À L'ADORATION
Samedi 10 mai 2025
Semaine 6 : Comprendre les sacrifices
Thème
général : Allusions, images et symboles : Méthodes d’étude de la prophétie
biblique.
Texte à méditer : "
Tu es digne de prendre le livre et d’en
ouvrir les sceaux, car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton
sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute
nation" (Apocalypse 5:9).
Cette semaine,
nous avons exploré le mystère du sacrifice biblique, depuis les rites de
l'Ancien Testament jusqu'à leur accomplissement en Jésus-Christ, l'Agneau
immolé pour ôter le péché du monde. Que
présenterai-je devant l'Éternel lorsque je m'inclinerai devant le Dieu du ciel
? Viendrai-je à Lui avec des
holocaustes ? Offrirai-je mon premier-né pour expier ma rébellion, le
fruit de mes entrailles pour le pardon de mes péchés ?
Dimanche
- Comprendre les sacrifices : Le
sacrifice biblique, symbolisé par l’Agneau de Dieu (Jn 1:29, Ap 5:9), ne se
réduit pas à un simple rituel de l’Ancien Testament, mais révèle une dynamique
de rapprochement entre Dieu et l’humanité. Contrairement aux
sacrifices païens (où l’homme "nourrit" la divinité), le modèle
biblique inverse la logique : Dieu descend vers l’homme par la grâce. Les
textes comme Ésaïe 1 ou Hébreux 10 soulignent que les sacrifices d’animaux
étaient inefficaces sans repentance sincère, préfigurant le sacrifice ultime de
Christ. Le terme hébreu korbanot ("s’approcher")
montre que l’essence du sacrifice est la restauration relationnelle, non un paiement mécanique du
péché. Aujourd’hui, la prière, l’offrande et l’adoration remplacent
ces rites, prolongeant l’invitation de Jésus à vivre dans une communion
renouvelée avec Dieu et les autres.
Lundi
- La signification profonde du sacrifice : Le
véritable sens du sacrifice va au-delà du simple rituel. Dieu ne se complaît
pas dans des offrandes dénuées du repentir d’un cœur sincère (1
Samuel 15:22). Dans Ésaïe 1, Il rejette les sacrifices d’Israël, dénonçant l'hypocrisie d’un culte extérieur sans transformation
intérieure. Le modèle biblique ne valorise pas l’acte en lui-même,
mais la disposition du cœur : un esprit brisé, un cœur contrit (Psaume 51:17).
À travers l'exemple de Caïn et Abel, nous avons compris que Dieu regarde d'abord l’attitude de
celui qui offre (Genèse
4:3-7) : Abel agit par foi, Caïn par orgueil. Ce n’est pas le sang versé qui
compte, mais l’obéissance, l'humilité et la foi. Jésus, en offrant son propre
sang, a révélé l'amour parfait de Dieu, redéfinissant ainsi le sens profond du
sacrifice, non comme une exigence divine cruelle, mais comme un don volontaire.
Nous sommes invités à remplacer les rites vides
par une vie d’obéissance et de justice, où chaque acte devient
offrande (Rom 12:1).
Mardi
- Du sang des taureaux à la croix : repenser le
sacrifice : les sacrifices d'animaux de
l'Ancien Testament, bien qu'inefficaces pour ôter les péchés (Hé 10:4), avaient
une valeur pédagogique : ils révélaient la gravité du péché et annonçaient le
sacrifice ultime de Christ. Le sang versé symbolisait non une exigence divine
de violence, mais l'offrande d'une vie en substitution (Ex
12:13, Jn 1:29). Hébreux 10:1 explique qu'ils étaient l'"ombre"
des réalités à venir, une préparation pour comprendre le don ultime de Dieu
en Jésus-Christ. Sa mort n'est pas un paiement transactionnel, mais un acte d'amour volontaire (Jn
10:17-18) triomphant du mal (Col 2:15). La croix transforme notre rapport au péché : non
par la culpabilité, mais par la grâce (Rom 8:1) qui appelle à une vie
d'offrande (Rom 12:1). En Christ, justice et miséricorde s'embrassent (Ps
85:10).
Mercredi - L'agneau
pascal célébré
depuis l'Exode, symbolisait la protection divine et la délivrance d'Israël. Ce
sacrifice, appliqué sur les linteaux des portes, (Ex 12) préfigurait
parfaitement Christ, "notre Pâque immolé" (1 Cor 5:7), l'Agneau de
Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1:29). Sans défaut comme Jésus (1 Pi
1:19), cet agneau devait être gardé 4 jours avant le sacrifice, symbolisant la
vie publique du Christ parmi les hommes. Son sang appliqué sur les portes
sauvait du jugement (Ex 12:13), annonçant la protection du jugement éternel offerte
par le sang de l'Agneau divin (Ap 7:14). La Pâque
incluait aussi la consommation de l'agneau (Ex 12:8), préfigurant
notre communion avec Christ (Jn 6:35), une anticipation du festin céleste. Pour
aujourd'hui, ce récit appelle à : la gratitude pour le sacrifice
ultime, la foi active (comme l'obéissance à appliquer le sang), la
séparation d'avec le péché (2 Co 6:17), la confiance en
Dieu qui libère. En Christ, l'ombre devient réalité : Il est l'Agneau parfait
dont le sang nous rachète et nous invite au festin céleste (Ap 19:9).
Jeudi
- De la gloire du temple à la demeure du cœur : La présence
divine a évolué des objets sacrés (comme l'Arche d'Alliance ou le Temple de
Salomon) vers une relation incarnée en Christ et intériorisée par les croyants.
Alors que le Second Temple, privé de la Shekinah (gloire divine), restait un
symbole vide (1 R 8:10-11), la promesse d'Aggée s'est
accomplie (Aggée 2:7-9) non par des rituels, mais par la présence vivante de Jésus. En Lui, la
gloire divine a habité le Temple, révélant que le véritable sanctuaire de Dieu
n'est plus un lieu physique, mais le cœur des croyants (Éphésiens 2:22,
Colossiens 1:27). Jésus a redéfini le sacré : en touchant les impurs (Mt 8:3)
et, par le voile du Temple déchiré à la mort de Christ (Matthieu 27:51), Il a
ouvert un accès direct à Dieu. Désormais, "Christ en vous" (Col
1:27) fait de chaque croyant un temple vivant (Éph
2:22), où la gloire de Dieu se manifeste par l'amour concret (Jc 1:27) bien
plus que par des rites. La vraie demeure de Dieu n'est plus un lieu, mais un
cœur transformé, appelé à refléter Sa sainteté dans le monde.
Vendredi - La prophétie du triomphe : car tu as créé toutes choses
! : Nous avons contemplé la
gloire du Créateur-Sauveur à travers la vision d'Apocalypse 4-5. Le ciel
proclame : "Tu es digne, car Tu as créé
toutes choses" (Apo 4:11), tandis que la terre révèle la
séparation causée par le péché (Ésaïe 6:5). L'Agneau
immolé résout ce paradoxe (Apo
5:6): Christ, à la fois Créateur et Rédempteur, ouvre par Son sang l'accès au
trône divin. Le sanctuaire terrestre (Lév. 16) préfigurait cette
réconciliation, accomplie à la croix où amour et justice divine s'unissent (Jn
3:16). La scène céleste enseigne l'adoration authentique : centrée sur Dieu
seul, remplie de révérence (les anciens jettent leurs
couronnes), unifiée dans l’Esprit (toutes créatures louent d'une
voix), transformatrice (Ap 7:14 : robes blanchies dans le sang de
l'Agneau). En Lui, la création retrouve sa vocation : glorifier Celui qui la
rachète.
CONCLUSION "… et ce que l'Éternel demande de toi, c'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que
tu marches humblement avec ton Dieu." — Michée 6:6-8.
David
partageait cette même compréhension : le salut ne réside pas dans le formalisme
rituel. "Si Tu avais voulu des sacrifices,
je T'en aurais offert ; mais Tu ne prends point plaisir aux
holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé ;
un cœur brisé et contrit, ô Dieu, Tu ne le méprises pas." — Psaume
51:16-17.
QUEL SACRIFICE DIEU DÉSIRE-T-IL VÉRITABLEMENT ? Un besoin authentique de Sa
présence, une quête sincère de Ses réponses ; une relation personnelle, fondée
sur le respect et l'admiration pour Sa nature, et une réponse aimante à Celui
qui nous a aimés le premier et qui s’est donné pour nous.
Dans
Romains 3:25, Paul utilise le terme grec hilastérion, souvent traduit
par "propitiation",
"expiation" ou "sacrifice de réconciliation". Cependant,
une analyse des écrits grecs de l'époque révèle une compréhension plus profonde
: "le don qui apporte la paix". Ainsi, dans la FBV (Free Bible
Version), ce verset est traduit par : "Dieu
a présenté Jésus comme le don qui apporte la paix à ceux qui se confient en
Lui." À l'inverse, la version NIV (New International
Version) le traduit par : "Dieu a présenté
Christ comme un sacrifice d'expiation."
Remarquez que le sacrifice vient de Dieu, et non de
l'homme vers Dieu. Le sacrifice est
toujours pour nous, pas pour Dieu. Si le sacrifice était dirigé vers Dieu, cela
impliquerait que Dieu aurait besoin de changer. Mais cela inverse la
perspective. "Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec
Lui-même" (2 Corinthiens 5:19), et non l'inverse. Nulle part dans les
Écritures, il n'est dit que Dieu devait être réconcilié.
Autrement,
cela reviendrait à concevoir l'idée étrange que Dieu
"paie" Dieu avec Son propre sang. Oui, Jésus a bien
déclaré qu'Il est venu pour donner Sa vie en rançon pour plusieurs. Mais
immédiatement, des questions surgissent : à qui
cette rançon est-elle payée ? Quelle
est la monnaie de l'échange ? Ces questions sont peu utiles, car Jésus
exprimait simplement le coût immense de Sa venue pour nous sauver.
Jésus est venu pour sauver Son peuple de ses péchés. Le salut est une guérison, non un paiement ou un
changement de Dieu. À cause de notre rébellion, nous avons choisi de traiter Dieu comme
notre ennemi. Pourtant, Il nous appelle Ses amis (Jean 15:15). Nous sommes
appelés à poursuivre ce ministère de réconciliation : "Dieu était en
Christ, réconciliant le monde avec Lui-même, ne tenant plus compte des fautes,
et Il nous a confié ce message de réconciliation" (2 Corinthiens
5:19).
HAPPY SABBATH !
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