MÉTAPHORES CONJUGALES
MÉTAPHORES CONJUGALES
Dimanche 13 avril 2025
Semaine 3 : Images du mariage
Thème
général : Allusions, images et symboles : Méthodes d’étude de la prophétie
biblique.
Texte à méditer : “Heureux
ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau !” (Apocalypse
19:9).
La Bible
abonde en récits d’amour, puissants témoignages des multiples facettes du salut
et de l’attachement indéfectible de Dieu envers son peuple. Parmi les relations
humaines, c’est celle du mariage — la
plus intime et la plus engageante — que Dieu a choisie pour exprimer la
profondeur de Son alliance avec l’humanité.
Lorsqu’il est vécu selon les intentions divines, le mariage devient une école
sacrée où se révèlent des leçons précieuses sur l’amour, la fidélité, le pardon
et la rédemption.
À notre
époque, les conceptions contemporaines de l’amour et du mariage - souvent
influencées par la culture populaire, le consumérisme affectif ou la quête de
plaisir personnel - ont altéré notre capacité à percevoir les enseignements que
Dieu souhaite nous transmettre à travers cette institution. Pourtant, en dépit
des déformations causées par le péché, le mariage conserve son potentiel en
tant que métaphore vivante de vérités
spirituelles et prophétiques.
Le mariage ne se limite donc pas à
la recherche du bonheur conjugal ; il est, ou devrait être, un cadre de
formation morale et spirituelle, un lieu d’apprentissage sur soi et
sur la manière dont Dieu entre en relation avec Ses enfants.
CITATIONS
· Là où
l’amour règne, la volonté de puissance disparaît ; là où le pouvoir prédomine,
l’amour fait défaut. L’un est l’ombre de l’autre. - Carl Jung
· Lorsque
Dieu présenta à l’homme sa compagne, Il ne lui donna pas simplement une amante,
mais l’amie que son cœur recherchait. Proverbes 2.17 désigne l’époux ou
l’épouse par le terme hébraïque “’allûph”, un mot rare que les lexiques
traduisent par “confident(e) privilégié(e)” ou “meilleur(e) ami(e)”. À une époque où les
femmes étaient souvent considérées comme la propriété de leur mari, et où le
mariage répondait principalement à des intérêts économiques ou sociaux, il est
frappant que la Bible décrive l’époux(se) en ces termes. Mais dans notre
société contemporaine, marquée par l’idéalisation de la romance et de la
sexualité, il est tout aussi subversif d’affirmer que son époux(se) doit
être avant tout son (sa) meilleur(e) ami(e), bien que pour des raisons
différentes. Dans les sociétés tribales, l’importance est accordée au statut
social plus qu’à l’amour romantique, tandis que dans les sociétés occidentales
individualistes, ce sont la passion et la satisfaction sexuelle qui priment. La
Bible, sans négliger l’aspect romantique, met en lumière le mariage comme une
profonde communion d’amitié. -
Timothy Keller
· Je crois
avoir compris exactement comment s’est produit la chute de l’homme dans le
jardin d’Éden. Adam et Ève vivaient en harmonie avec la nature, unis à Dieu,
sans jamais vieillir, sans jamais mourir, et tous leurs désirs se réalisaient
aussitôt formulés. Alors Adam dit : “Regarde Ève, tout
est parfait !” Et Ève répondit : “Oui… mais ce n’est pas suffisant, n’est-ce pas ?”
- Bill Hicks
· Adam et
Ève formaient un couple idéal : il n’avait pas à entendre parler de tous les
hommes qu’elle aurait pu épouser, et elle n’avait pas à supporter les souvenirs
culinaires des plats de sa belle-mère. - Auteur inconnu
QUESTIONS
Pourquoi la Bible recourt-elle si fréquemment aux images du mariage ? En quoi cette insistance sur la relation conjugale éclaire-t-elle notre compréhension de Dieu et notre interprétation des prophéties ? Que révèle Dieu à travers la création d’Adam et Ève ? Comment nous percevons-nous en tant qu’« épouse du Christ » ? Et que devons-nous comprendre du caractère de Dieu à travers ces représentations ?
LA SEMAINE EN BREF
Dans Genèse 2.23–25, Dieu présente Ève à Adam. Par l’union conjugale, les deux ne font plus qu’un (Éphésiens 5.29–32). En Ézéchiel 16.4–14, Dieu décrit les soins qu’Il a prodigués à Jérusalem sous l’image d’un mariage avec une jeune femme, bien qu’Il la qualifie d’origine cananéenne à cause de l’idolâtrie d’Israël. L’Apocalypse 18.1–4 annonce la chute de Babylone, symbole d’une cité infidèle qui s’est prostituée aux rois de la terre. Dans Genèse 24.1–4, Abraham envoie son serviteur chercher une épouse pour Isaac. Enfin, Apocalypse 19.1–9 décrit les noces de l’Agneau, point culminant de l’alliance entre le Christ et son peuple.
COMMENTAIRE
Cette semaine, nous réfléchirons
aux diverses façons dont les Écritures utilisent la symbolique du mariage -
qu’il s’agisse d’union harmonieuse ou de trahison douloureuse - pour illustrer l’alliance divine. Ces figures permettent d’approfondir notre compréhension de l’amour de Dieu, même
face à l’infidélité de son peuple, et d’éclairer
notre lecture des événements eschatologiques.
La structure même du récit de la
création, dans la Genèse, met en parallèle deux institutions fondamentales : le sabbat (Genèse
2:1–3) et le mariage (Genèse 2:21–24), tous deux
apparaissant dans une séquence marquée par le chiffre sept. Ce parallélisme
numérologique souligne une vérité d’une grande portée : la relation entre Dieu et la famille humaine doit être comprise à la
lumière du sacrement du mariage, reflet de la communion originelle.
Ce thème traverse également les
premières étapes de l’histoire d’Israël. Dès l’Exode, l’alliance entre Dieu et
Son peuple est décrite en termes conjugaux. Ainsi, le langage de la jalousie
divine
—
souvent associé à l’adultère spirituel - se retrouve dans le Décalogue
(Exode 20:5) et dans d’autres textes (Nombres 25:1 ; Deutéronome 4:23,24). Dieu
aime Son peuple (Deutéronome 7:8), et Il attend en retour un amour exclusif et
fidèle (Deutéronome 6:5).
Le vocabulaire biblique en témoigne
: le verbe hébreu yada‘, signifiant « connaître », utilisé pour désigner la
relation conjugale dans son intimité la plus profonde (Genèse 4:1 ; Genèse
19:8), est également employé pour décrire la relation entre Dieu et son peuple
(Psaume 16:11).
À la lumière de ces éléments, il
devient essentiel d’étudier les dimensions bibliques du mariage afin de mieux
saisir la portée et la richesse de cette métaphore de l’alliance, qui nous
parle à la fois d’amour,
de fidélité, de grâce et d’espérance.
Que notre mariage - ou notre
manière de concevoir le mariage - soit chaque jour un reflet vivant de
l’amour fidèle, patient et rédempteur de Dieu.
Et que, dans nos relations, nos
choix et nos pensées, nous nous préparions avec joie et espérance aux noces
éternelles de l’Agneau.
Bonne semaine sous l’aile bienveillante de l’Éternel !
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