DEUX FEMMES, DEUX ALLIANCES, DEUX ISSUES
DEUX FEMMES, DEUX ALLIANCES, DEUX ISSUES
Vendredi 18 avril 2025
Semaine 3 : Images du mariage
Thème
général : Allusions, images et symboles : Méthodes d’étude de la prophétie
biblique.
Texte à méditer : “Réjouissons-nous,
soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau
sont venues, et son épouse s’est préparée” (Apocalypse
19:7).
Le mariage
est l’image choisie par Dieu pour exprimer la relation qu’Il désire
établir avec Son peuple. Une image noble, pure, empreinte d’amour, d’engagement et
d’intimité. Mais dans la Bible, cette image devient aussi l’un des symboles les
plus redoutables : le miroir de l’infidélité, de la trahison et du jugement.
Car à l’Épouse préparée pour les noces
répond la Prostituée orgueilleuse, ivre de
séduction et de violence spirituelle.
Dans
l’Apocalypse, ce n’est pas seulement une métaphore morale : c’est le théâtre
d’une guerre prophétique entre deux alliances, deux cités, deux destins.
1. La chute irrévocable de la prostituée
La « grande
prostituée » d’Apocalypse 17-18 est décrite comme « mère des
prostituées », incarnation d’un système religieux organisé, séducteur,
mais délibérément opposé à Dieu. Elle ne représente pas une épouse
égarée que Dieu appelle à revenir, comme dans les lamentations sur Israël :
elle est l’expression
achevée de l’idolâtrie religieuse, une puissance spirituelle
corruptrice, impénitente, résolue à imposer son immoralité aux nations (Apoc.
14:8 ; 17:2).
Babylone ne cherche pas Dieu. Elle se glorifie
elle-même. Elle fait boire les nations du vin de sa fornication,
les entraîne dans la confusion, les prive de la lumière du vrai culte. Elle est
l’image prophétique de la religion falsifiée, fusionnant pouvoir, séduction et
persécution.
Mais la
patience de Dieu a un terme. Lorsque les cœurs se ferment à toute repentance, et que la souffrance des
fidèles atteint son comble, le ciel se réjouit de la chute de cette
puissance infidèle (Apoc. 19:1–3). Le jugement n’est plus retardé : la
fausse épouse est dévoilée et détruite, car elle n’a pas voulu de l’alliance.
2. La gloire incomparable de l’épouse fidèle
Face à
Babylone se dresse une autre femme, d’une beauté préparée, non naturelle : l’Épouse
de l’Agneau, vêtue du fin lin éclatant, symbole des œuvres justes des
saints (Apoc. 19:8).
Ce peuple, uni à Christ, a été racheté au prix du sang, purifié, sanctifié, et
transformé pour devenir une Église sans tache ni ride (Éph. 5:25-27).
La Jérusalem
céleste, que Jean voit descendre comme une
épouse parée pour son Époux, n’est pas un décor : elle est le lieu d’habitation de Dieu avec son peuple.
Le lien est restauré, la séparation du péché est effacée, l’alliance est
éternelle. L’image du mariage culmine ici : non comme une allégorie, mais comme
une réalité céleste et relationnelle, la pleine
communion entre Dieu et les rachetés (Apoc. 21:1–3).
Dans ce
mariage parfait, plus de trahison, plus de souffrance, plus de mort. Seul
subsiste un amour réciproque, vivant, joyeux, total.
3. Le face-à-face final : choisir l’alliance ou la
confusion
Entre
Babylone et Jérusalem, il n’y a pas de troisième voie. L’une attire par
ses apparences, ses séductions, son vin enjôleur. L’autre appelle à la
préparation, à la consécration, à la fidélité dans l’attente. L’enjeu n’est pas esthétique, mais spirituel : c’est l’identité de notre alliance. Le monde ne
sera pas divisé entre croyants et non-croyants, mais entre ceux qui ont été
séduits par l’infidélité organisée et ceux qui ont gardé leur fidélité à
l’Époux.
Dieu ne
cherche pas une relation contractuelle, mais une communion d’alliance. La relation contractuelle
s’inscrit dans une logique d'échange et d'obligation : calcul, droit, devoir ; révocable si l'une des
parties ne remplit pas ses obligations ; basée sur
l’échange ; froideur, religiosité extérieure ; éloigné du cœur de la
foi -
« Si je fais mes prières, si
je respecte les règles, Dieu me bénira. Sinon, Il se
détournera. » Ou pire : « Je donne à Dieu pour qu’Il me donne en
retour. »
En revanche, une communion d’alliance (comme celle du mariage) est une relation d’engagement personnel,
fondée sur l’amour, la fidélité et la grâce. Dieu ne s’engage pas avec nous
parce que nous avons "rempli un cahier des charges", mais parce qu’Il
nous aime, nous appelle, nous rachète. L’alliance n’est pas un simple
échange : c’est une communion, une intimité, un partage de vie. Même
quand l’humain est infidèle, Dieu demeure fidèle (voir Osée, Jérémie 31,
et Ézéchiel 16), car Son amour est alliant, non conditionnel. Dans
l’Apocalypse, l’épouse ne signe pas un contrat de mariage avec l’Agneau -
elle se prépare, se donne, s’unit. Et l’Époux, lui, a déjà tout donné,
jusqu’à Sa vie.
Et cette alliance engage tout : les pensées,
les affections, le corps, le témoignage.
L’Église est l’Épouse du Christ, non pas par mérite, mais par élection, rachat
et transformation. Sa fidélité se manifeste aujourd’hui, dans une vie pure,
vigilante et consacrée. Et son espérance demeure
: « Il vient. »
À chacun
est posée la question silencieuse mais urgente : Suis-je séduit ou sanctifié
? Préparé ou distrait ? Épouse ou courtisan de Babylone ?
Celui qui
veut appartenir à l’Époux doit se séparer du système de la Prostituée. Il ne suffit pas
d’avoir un nom chrétien ou un rituel religieux : il faut une fidélité
intérieure, vivante, constante, nourrie par l’Esprit et purifiée par la Parole.
L’Épouse se prépare. Elle veille. Elle soupire après
les noces. Et elle refuse les fausses
séductions de la prostituée spirituelle.
Prière :
Seigneur
Jésus, Époux de notre âme,
Arrache-nous
aux illusions religieuses et aux séductions trompeuses.
Purifie-nous.
Sanctifie notre cœur. Donne-nous la sagesse de discerner Babylone et la force
de la fuir.
Fais de
nous Ton Épouse fidèle, revêtue de Ta justice, attendant Ton retour dans une
espérance vivante.
Viens,
Seigneur Jésus.
Conclusion : Une alliance inviolable, une joie
éternelle
La
prostituée tombe, l’épouse se lève. Le drame de l’humanité atteint son apogée
prophétique dans ce jugement de la séduction religieuse et l’exaltation de
l’amour fidèle.
L’alliance est consommée. Le mal est aboli. L’univers entier est
purifié.
Et une
seule voix résonne dans l’éternité : « Heureux
ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau ! » (Apocalypse 19:9)
L’Agneau immolé à
la Pâque n’est pas seulement le libérateur de l’Égypte ou du péché : Il est l’Époux
crucifié, qui scelle dans Sa chair la nouvelle alliance, et qui reviendra
chercher Son Épouse sanctifiée, pour la conduire non plus à travers le désert
vers la Canaan terrestre, mais dans la Jérusalem céleste.
Abondantes grâces de la part de l’Éternel !
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